Réveil pas facile, on se demande pourquoi… On part visiter les villages zafimaniry avec un guide hors du commun, Louis de Gonzague, petit pépé plein de connaissances, plein d’enthousiasme très communicatif et au français nettement meilleur que le notre, qui restera une des belles rencontres du voyage. Il faut d’abord rejoindre par une piste le village d’Antoetra, la capitale de cette petite ethnie. Quarante kilomètres, mais deux heures de route. Je n’avais jamais ressenti autant les méfaits de la déforestation le long de cette piste, bois utilisé pour le chauffage, mais aussi pour faire du charbon. En même temps c’est difficile à blâmer, notre confort de vie est tellement supérieur. Une fois arrivé à cette capitale accessible en voiture, il faut poursuivre à pied pour rejoindre les villages. Le plus proche village est Ifasina, distant de quatre kilomètres, pour environ deux heures de marche avec au passage les conseils de notre guide pour lutter contre le mal de tête grâce aux plantes et à la médecine traditionnelle...

Pour le dîner, le guide nous avait concocté une surprise originale, avec un repas dans un couvent de bénédictines, dans le réfectoire même des soeurettes après leur office. Très différent de l’ambiance de la veille… Intéressant tout de même, où on a appris pas mal de choses sur le pays, la politique, la vision populaire sur le régime, etc… C’était p’têt la nourriture de dieu mais c’était moyen et de qualité moyenne, et nos estomacs à Arnaud et moi qui avaient résisté jusque là ont cédé un peu suite à ce repas. Soirée aussi nettement plus calme que la veille.
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